Tous au compost !

Vous n’allez pas me croire ! Nous sommes en pleine « semaine nationale du compostage de proximité » ! Vous souriez en lisant cette première ligne, cela vous parait un peu saugrenu… et pourtant. Comme moi vous faîtes vos courses chez un producteur local, vous avez maintenant pris l’habitude de vous balader avec vos sacs de courses que vous recyclez d’un commerce à un autre, vous avez équipé votre cuisine de plusieurs poubelles afin de faire un tri sélectif stricte, mais vous avez encore un énorme sac de déchets ménagers. Avez-vous prêté attention au contenu de ce gros sac ? La moitié de mon sac d’ordures ménagères pourrait être compostée ! Si si je vous promets ! Alors je vous donne les trucs, parce que je les ai étudiés, sans vraiment avoir réussi à les appliquer encore :

  • Tout d’abord, une bonne recette :

Le mélange idéal c’est : 1/3 de déchets bruns : branchages, feuillages (sauf les feuilles de marronniers qui apportent des bactéries mauvaises pour la décomposition), terres des pots et jardinières, cendre de bois, paille, papier journal, carton brun (coupé en petits morceaux), boîte d’oeufs, rouleaux essuie-tout ou papier toilette… attention à ne rien mettre de gras ou souillé par des produits non biodégradables ; et 2/3 de déchets verts : tonte de gazon, épluchures de légumes et fruits (sauf les agrumes), fruits et légumes trop abîmés pour être consommés, miettes de pain, marc de café, sachets de thé (sans les agrafes), coquilles d’oeufs, plantes d’appartement …

  • Ensuite, une bonne méthode :

Alterner les déchets secs carbonés comme les brindilles, feuilles mortes, cartons avec les déchets humides azotés comme les tontes fraîches, fruits abîmés, épluchures.

Aérer, brasser pour permettre à l’air de circuler et oxygéner les micro-organismes. Attention si vous oubliez cette étape, vous risquez de vous retrouver avec des mauvaises odeurs … (signe que le compost n’est pas en forme )

Vérifier l’humidité : il faut penser à arroser ou inversement rajouter des feuilles mortes en fonction du taux d’humidité de votre tas, afin que les micro-organismes fonctionnent de manière optimale. (certains jardiniers disent qu’il faut même faire pipi dessus !)

Le compost est mûr au bout de 6 à 9 mois lorsque sa couleur est brun foncé/noire, qu’il sent le sous-bois et qu’il n’y a plus de morceaux des apports d’origine dedans.

  • Et enfin le bon matériel :

vous me direz que c’est un peu galère à mettre en place… Et je reconnais que se battre dans une copropriété pour faire installer un composteur dans la cour de l’immeuble ce n’est pas simple du tout !!! (et je n’ai pas encore réussi !)

Mais si vous habitez dans une maison avec un jardin, vous êtes plus libre de vos mouvements. Pensez à placer le composteur dans un endroit à mi-ombre et plutôt à l’abri du vent mais pas trop loin de votre cuisine pour faciliter l’accès (attention ne le mettez pas juste à la limite du terrain de votre voisin, vous risqueriez de vous attirer des ennuis…)

un tas : si vous avez un grand jardin, il est très facile à mettre en oeuvre car ne nécessite pas de travail d’aménagement particulier. Il faut juste ne pas le prévoir trop haut afin de pouvoir l’aérer facilement.

un fût ou un bac à compost pour les petites surfaces  : choisir un modèle simple, et vérifier qu’il est bien muni d’un couvercle. Seul inconvénient il ne permet pas de stocker une grande quantité de déchets.

une poubelle à compost dans ma cuisine qui me permet de récupérer au quotidien les déchets. Grâce à la poignée, je peux facilement me diriger vers mon composteur.

On s’y met tous, notre planète à besoin de nous !!! Bon week-end à tous !

 

 

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